Si on en causer des Z’Elites autoproclamées
A l’heure où l’on préconise les énergies renouvelables.
Le monde des experts fait fi de la production de Houille Blanche…
Le débit moyen interannuel du Rhône relevé à Beaucaire est de 1.700 mètres-cubes-seconde (données 1920-2005). On considère que le Rhône est en crue dès que son débit dépasse les 5 000 mètres-cube-seconde...Très souvent, les relevés au ‘’Bac de Barcarin’’ voisinent les 3600 mètres-cubes-seconde. En revenant au débit moyen interannuel de 1700 mètres-cubes-secondes c’est tout de même la bagatelle de : 1700x1000x60 soit 10.200.000.000 litres d’eau douce qui partent chaque minute à la mer …
Revenons aux mètres-cubes, c’est moins parlant que les litres, mais en se fiant à la seule somme payée au distributeur d’eau, ce débit en mètres-cubes seconde représente quand même : 5456€ qui partent à la Mer chaque seconde (327360€ à la minute, 19.641.600€ à l’heure) alors que la planète craque sous la manque d’eau douce et que l’on s’acharne à dessaler cette eau de mer.
Une retenue collinaire de 400 000 (environ 3 minutes et demie du débit du Rhône à Beaucaire…) mètres cubes d’eau aux Arcs alimente un débat entre partisans et adversaires de la neige de culture.
Puis la neige de culture, comme la neige du Père Noël ça à tendance à fondre aux premiers rayons du soleil et la neige fondue, c’est ce que nous ont appris nos vieux instits, ça redevient de l’eau…Et, l’idée de la Houille blanche devrait effleurer de temps à autre l’esprit des experts et des ‘’Contre tout’’, les micros-centrales hydro-électriques fonctionnent pas mal dans la vallée du Gelon (il en existait même de très importantes au Pays de l’Oncle Case*). On a besoin de trois fois rien comme retenue pour produire de l’électricité sur les pentes ou au fil de l’eau en plaine, les deux procédés fonctionnent au Pays de mon enfance. Mais il est vrai que dans ces Pays là, les enfants des écoles apprenaient par cœur les tables de multiplication et, n’avaient pas, à longueur de journée la gueule ouverte.
Un simple diplômé ECCA était capable avec trois francs six sous de se bricoler sa propre centrale et de produire son électricité ménagère. Aujourd’hui on se réuni cinquante fois pour réfléchir, installer des commissions, élire les Présidents de commissions, cinq ans plus tard on a dépensé 1 millions d’euros pour installer un outil d’une valeur de 15000 euros.
L’Oncle Case disait, ici autrefois il y avait un vieux forgeron et trois compagnons, ils étaient devenus fous pour faire fondre le métal et le former avec un ‘’martinet ‘’ qui fonctionnait à la force de l’eau…Aujourd’hui, ils sont 50… 48 avec une cravate et deux pour chauffer le fer et le battre…Ils sont tous fondus !
*lire : la Tome de l’Oncle Case en vente dans aucune librairie.
SignéRolanRichar pour le Petit Canard Aixois.
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